„(…) Personne n’a cillé alors que Rösti et Amstutz parlaient de Hitler, de Mao, des Habsbourgs et des nazis à chaque fois qu’ils évoquaient la façon dont l’UE voudrait nous ‚imposer‘ le ‚diktat‘ d’un accord-cadre. On en pense ce qu’on veut, de cet accord, mais c’est intolérable.
Je me suis d’abord demandé si Rösti et Amstutz auraient vraiment l’estomac, devant elle, de traiter Angela Merkel ou Ursula von der Leyen, future présidente de la Commission européenne, de ’nazis‘. Ou alors vous croyez qu’ils auraient le culot de dire à Emmanuel Macron qu’il est un Hitler en lui colant sous le pif une image du général Guisan? Comme si les Suisses avaient si courageusement ‚résisté‘ aux vrais nazis, en plus, mais c’est une autre histoire.
Bien sûr que non, ils n’oseraient pas, les yeux dans les yeux, insulter les gens de la sorte. Alors ils le font entre eux, Avec leur rougeaude petite lâcheté postpéouse, devant leurs copains qui ricanent en se disant woaw, bien dit, bien envoyé, et pan dans l’UE. Si encore Ueli Maurer ou Guy Parmelin, ministres de mon Pays, avaient levé la main. S’ils avaient demandé la parole, réagi, lâché quelques phrases de colère devant la bêtise crasse ambiante, disant à leurs collègues de parti qu’on n’éructe pas des choses aussi grotesques: on aurait pu alors mettre ces discours UDC sur le compte de la chaleur, du mauvais numéro de campagne. Mais Maurer et Parmein ont préféré se taire, eux aussi, et reprendre une petite bière avec les potes. Ils devraient avoir honte. J’ai honte.“